Communiqué de presse

Publication de « Comme Ils Ont Tué les Autres » :
le livre-enquête sur le meurtre de Jean-Marie Rupp

Lyon, le 06 Juin 2026.
Le Collectif Justice et Mémoire pour Jean-Marie Rupp annonce la mise en ligne d’un livre-enquête consacré aux circonstances du décès de l’écrivain Jean-Marie Rupp, 92 ans, après une opération à la Clinique du Parc de Saint-Priest-en-Jarez.

La thèse du livre est claire : Jean-Marie Rupp n’est pas seulement mort après une hospitalisation. Il a été assassiné.

Deux autopsies ont été pratiquées. Loin de refermer le dossier, elles s’inscrivent au cœur d’une reconstitution qui décrit un enchaînement d’actes : empoisonnement, enfermement, sédation, abandon, torture institutionnelle et meurtre d’un homme de quatre-vingt-douze ans qui a lutté pour sa vie jusqu’au bout.

Le livre ne présente pas une simple plainte morale. Il expose un dossier, une chronologie, des noms, des responsabilités alléguées et une accusation centrale : un accident médical initial aurait été couvert par une mécanique de dissimulation devenue criminelle.

Jean-Marie Rupp durant son hospitalisation
Jean-Marie Rupp illégalement maintenu sous contrainte.

Du soin annoncé au dossier criminel

Écrivain, poète, essayiste et intellectuel, Jean-Marie Rupp, à l’âge de 92 ans, parfaitement autonome et « en bon état général », entre dans le parcours médical pour une opération présentée comme bénigne. Comme Ils Ont Tué les Autres reconstitue, documents à l’appui, les derniers mois qui suivent : intervention initiale, accident anesthésique allégué, complications métaboliques, transferts, isolement progressif et déclin physique.

Le Collectif Justice et Mémoire pour Jean-Marie Rupp présente cet ouvrage comme un travail d’enquête conduit dans le cadre de son objet statutaire. Le livre soutient qu’une faute médicale grave aurait été dissimulée par une série de décisions coordonnées, transformant un incident hospitalier en affaire criminelle.

Clinique du Parc de Saint-Priest-en-Jarez
Jean-Marie Rupp à l’âge de 92 ans, peu de temps avant son opération.

Ce que l’enquête accuse

Sans dévoiler l’ensemble du dossier, le livre expose les grandes lignes d’un enchaînement accusatoire : usage d’un produit anesthésiant interdit en infusion continue (étomidate), incohérences dans les documents médicaux, fausses explications cliniques, « arrestation » et « emprisonnement » du patient, effacement des responsabilités et mise à l’écart progressive de ceux qui pouvaient voir ou comprendre.

Le livre accuse une lâcheté absolue : empoisonner par erreur un homme de quatre-vingt-douze ans, puis tenter de le faire « crasher » par des traitements et des médicaments inadaptés afin de maquiller la faute initiale en déclin gériatrique. Jean-Marie Rupp était fragile, mais il résistait. Parce qu’il ne mourait pas assez vite, parce qu’il pouvait encore parler, il a été déplacé, enfermé, drogué, privé de soins appropriés, torturé par l’abandon, puis finalement assassiné dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre, à la veille d’un transfert demandé à la police par son fils. Ce n’est pas une complication médicale : c’est le meurtre d’un vieil homme devenu dangereux parce qu’il survivait.

Bras ravagés par Pseudomonas
Bras ravagés par Pseudomonas durant l’hospitalisation.

Un homme drogué, enfermé, maintenu sous contrainte

Les images intégrées au dossier montrent l’écart entre l’homme qui s’est battu pour survivre et la logique administrative qui l’a progressivement réduit au silence. Le livre accuse une chaîne de décisions ayant conduit à son affaiblissement, à son isolement et à sa disparition.

Après l’accident anesthésique initial, Jean-Marie Rupp aurait dû être sauvé, traité, protégé. Mais au contraire, il a été capturé. Littéralement déporté à La Charité (CHU de Saint-Étienne), un mouroir hospitalier en cours de fermeture, connu pour ses scandales et ses abus ; il est enfermé dans la chambre 106 comme dans une cellule. Là, il n’est plus un patient : il devient un détenu médical. On le coupe de ses repères, on contrôle ses communications, on le drogue, on le contient, on l’affaiblit, on l’empêche de sortir. Tout ce qui pouvait encore le sauver — sa lucidité, sa volonté, son lien avec l’extérieur — devient précisément ce que le système cherche à neutraliser.

Dans ce dispositif, Jean-Marie Rupp ne pouvait plus être défendu que de l’extérieur. Ses aides personnelles devaient affronter le personnel hospitalier pour tenter de préserver un minimum de dignité, de soins et de contact humain. Son fils, lui, devait multiplier les démarches, les alertes et toutes les voies juridiques possibles pour arracher son père à cette capture médicale. Le livre montre ainsi que le combat n’était plus seulement celui d’un malade contre la mort, mais celui de tout un entourage contre une institution décidée à le garder sous contrôle.

Ce que décrit le livre n’est pas une hospitalisation ratée : c’est une séquestration sous blouse blanche, organisée pour enterrer l’accident de la Clinique du Parc et conduire Jean-Marie Rupp jusqu’à son assassinat final.

Jean-Marie Rupp en état confusionnel : SIADH induit par une perfusion continue d’étomidate, puis aggravation sciemment provoquée par l’administration de Séresta.

Acteurs mis en cause dans le livre-enquête

L’ouvrage met en cause, à des degrés et selon des rôles distincts, plusieurs acteurs médicaux, hospitaliers et périphériques du dossier. Les accusations formulées relèvent du livre-enquête publié par le Collectif Justice et Mémoire pour Jean-Marie Rupp et sont présentées comme des éléments soumis à l’examen du lecteur et de l’autorité judiciaire.

Dr Ghassan Salloum · Dr Christophe Michard · Dr Hocine Habchi · Dr Céline François · Dr Mathias Morel · Cécile Vérot · Dr Karine Castro-Lionard · Dr Gaëlle Bertoletti · Pr Thomas Célarié

  • Accident anesthésique initial allégué
  • Dissimulation médicale organisée
  • Fausses explications cliniques
  • Transferts et isolement du patient
  • Sédation et contention contestées
  • Défaillances hospitalières graves
  • Effacement des responsabilités
  • Réseau d’intérêts locaux supposé

Besançon, C2S : la question plus vaste

L’ouvrage examine également les morts subites, effondrements et événements suspects survenus dans l’entourage de Jean-Marie Rupp, ainsi que l’hypothèse d’un possible lien avec les empoisonnements des cliniques de Besançon.

Le dossier ouvre enfin une question subsidiaire mais explosive : le drame de Saint-Étienne aurait-il révélé, par accident, une clé de lecture incroyablement plus vaste ? Jean-Marie Rupp, à travers sa mort, aurait-il livré les clés permettant de comprendre la trentaine d’empoisonnements survenus à Besançon ? Et quels secrets pourrait bien vouloir cacher l’ancien groupe C2S, dont la Clinique du Parc de Saint-Priest-en-Jarez est le berceau et qui racheta toutes les cliniques de Franche-Comté en faisant ainsi une plus-value inouïe ?

C2S
C2S - Compagnie stéphanoise de santé.
Le lecteur est invité à prendre connaissance des faits, des pièces, des images, de la chronologie et des accusations — puis à juger par lui-même.